C'est un plaisir que je découvre et qui ne me passe pas, un univers d'intimité, de câlins et de mots doux où les confidences sont toujours pudiques, jamais nues, toujours partagées.
Pas moins de deux heures au téléphone aujourd'hui, je suis crevé, exténué... et je me rends compte que je suis encore égoïste, que je publie des messages d'égoïstes, que je ne parle finalement que de moi, même quand je te le dis à toi.
La bonne distance, être à la bonne distance. Ni confondu, ni en dehors, juste dans le cercle de tes bras. Ni comme ton chien, ni comme ton maître, juste ton équipier.
Il est tard ce soir et je recopie un message que je t'ai déjà adressé, il pourrait rester ici...
J'ai attendu tes messages toute la nuit
Vais-je devoir attendre toute ma vie
Ta main, ta bouche, ta parole, ton lit ?
Hier, je t'ai vu belle et bouleversée
Dépassée, enivrée, folle d'aimer
Je sens que tu me livres ce que tu peux
Mais s'il te plaît, approches toi plus près de ce feu
Je te supplie à genoux, viens t'y réchauffer
Si tu as encore peur, puisque ton corps est blessé.
Tu sais maintenant où est ce foyer sans barrière,
Parce que c'est toi qui décide d'y rester, sous ma bannière.Avertissement au lecteur : ces mots sont à replacer dans un contexte, une humeur du moment. Cela ne veut pas dire non plus qu'ils ne sont pas sincères, cela veut dire qu'ils sont simplement parfois partisans et manipulateurs. En résumé, cela peut être sincèrement dégueulasse. Par exemple, je peux formuler de profond regrets : je n'aurais pas dû écrire les mots de la phrase que j'ai barrée, elle était faite pour blesser. Ça ne ressemble à rien, pouvez vous imaginer la réponse qui irait avec : "mais non, c'est toi que j'aime, mais c'est lui qui me 'monte' "... heureusement que le lecteur est indulgent et moins féroce qu'il ne pourrait y paraître.
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